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Infertilité : 3 pistes pour mettre toutes les chances de son côté

Tout d’abord, qu’est-ce que l’infertilité ?

il est important d’être précis sur les mots car nous pouvons parfois avoir des sensations qui sont un peu erronées, aussi il est important pour moi de bien poser le cadre concernant ce sujet qui peut être une grande source de stress et d’émotions pour les couples.

On considère une personne ou un couple en infertilité quand, à l’issue d’une durée de 12 à 24 mois de rapports non protégés et réguliers (2 à 3 fois par semaine), aucune grossesse n’a lieu. C’est une durée qui peut paraître assez longue car dans la réalité, quand on a un projet bébé, on a envie que ça arrive tout de suite !

Quelles sont les causes de l’infertilité ?

Chez la femme cela peut être dû à l’âge (chez la femme en tout cas plus que chez l’homme), une endométriose, un syndrome des ovaires polykystiques, une infection sexuellement transmissible, des troubles hormonaux ou ovariens… Chez l’homme cela peut être dû à un problème dans la spermatogénèse (peu ou pas de spermatozoïdes, ou ceux-ci sont peu mobiles, ou pas viables en trop grand nombre… plus souvent dû à des infections anciennes de type oreillons, ou des troubles hormonaux ou génétiques. Les causes peuvent également être mécaniques tant chez la femme que chez l’homme (trompe bouchée, transport du sperme impossible…). D’où l’intérêt de procéder à une batterie d’examens quand on souhaite investiguer les causes de l’infertilité.

Dans un tiers des cas, l’infertilité est présente chez la femme, un tiers chez l’homme, et chez les deux membres du couple dans un dernier tiers.

En France un couple sur 7 consulte pour infertilité et un couple sur 10 va avoir besoin d’une aide en PMA (procréation médicalement assistée) pour concevoir.

 

Pour une femme de 25 ans, où la période de fertilité est maximale, les probabilités de concevoir sont de l’ordre de 25% à chaque cycle. Donc on est bien loin du 100% ! C’est une des raisons principales pour lesquelles le corps médical nous conseille, voire nous encourage fortement, surtout les femmes, à concevoir jeune et ne pas attendre … Sauf que parfois, souvent, la vie en décide autrement. Il nous faut du temps pour réfléchir à ce projet, en a-t-on réellement envie, est-on prête, il nous faut trouver la bonne personne aussi etc … Cette statistique qui est une réalité, amène également un poids lourd de culpabilité sur les femmes et beaucoup de regrets si le bébé n’arrive pas…

Les statistiques restent des statistiques. Oui c’est un fait, la fécondité baisse avec l’âge.

Ce que l’on sait moins, c’est que l’on peut agir sur notre mode de vie pour se donner un maximum de chances. Cela ne va pas forcément vous assurer d’être enceinte tout de suite, mais en tout cas favoriser un environnement plus propice et réduire le temps d’attente avant d’être enceinte. Et revoir son hygiène de vie avant une grossesse sera tout aussi bénéfique pour vous que pour le futur bébé. Et ces petits réajustements seront salutaires aussi bien pour la femme que pour l’homme. Ce que j’apprécie particulièrement dans cette approche, c’est que cette hygiène de vie revue n’a pas seulement pour objectif une meilleure fécondité. C’est qu’elle aura aussi un impact considérable sur votre niveau de forme et votre qualité de vie. Vous pourrez en constater les effets assez rapidement : moins de fatigue, meilleure digestion, plus grande forme, moins de difficultés à se lever le matin, meilleur sommeil, moins de stress … Et une fois que vous serez enceinte, ce seront des habitudes à conserver pour un bébé en pleine forme, et vivre l’arrivée de bébé le plus sereinement possible. Une fois que vous serez maman et papa, ce seront aussi des routines à conserver pour garder le rythme, et inculquer des bonnes habitudes à bébé !

 

Quels sont les 3 leviers majeurs sur lesquels vous pouvez agir ?

  • L’alimentation
  • La gestion du stress
  • Les perturbateurs endocriniens

 

L’alimentation

J’englobe dans l’alimentation plusieurs choses :

  • La consommation de drogues douces ou dures est en effet un des premiers leviers sur lesquels on peut travailler : tabac, cannabis et autres drogues… Les fumeurs et fumeuses de tabac mettent en moyenne 2 fois plus de temps que les non-fumeurs pour concevoir. Le fait de fumer augmente également les risques d’interruption de grossesse (personnellement je déteste le terme fausse-couche qui n’a rien de faux quand on vit cela…). La qualité du sperme peut s’améliorer également notablement en l’espace de quelques semaines.
  • La consommation d’alcool n’est pas non plus idéale pour favoriser notre fertilité. L’abstinence totale n’est a priori pas nécessaire, mais on privilégiera une consommation modérée avec une consommation d’un verre par jour grand maximum. En revanche dans le cadre d’un processus de PMA, l’alcool diminue les effets des traitements.
  • La consommation de café et de caféine au sens large (boissons au cola, thés, boissons énergisantes…) devra également être modérée, voire arrêtée. Les effets de la caféine sur le stress et notre système endocrinien ne sont plus à démontrer. Si vous êtes en parcours de PMA, il serait également judicieux de limiter sa consommation à un seul café par jour par exemple, grand maximum.
  • Enfin, concernant l’alimentation : nous pouvons rééquilibrer notre système hormonal et nous libérer de nombreuses toxines et toxiques, délétères pour notre santé globale en limitant les produits raffinés et plats préparés, les fritures, les charcuteries, le sucre blanc (que l’on trouve aussi bien dans les pâtisseries, viennoiseries, gâteaux, que dans le pain blanc, les pâtes…). L’idée est de se tourner vers une alimentation dite vivante, c’est-à-dire : locale (quel plaisir de manger des fruits et des légumes qui n’ont pas fait 1000km ou plus jusqu’à chez vous mais qui viennent du producteur à proximité), régulièrement crue pour faire le plein de vitamines et faire travailler notre système digestif, biologique et sans pesticides … Il faut également veiller à apporter un maximum de nutriments et ce qu’on appelle communément les bons gras sont très importants : huiles de colza, lin ou noix à raison d’une cuillère à soupe par jour; petits poissons gras type sardines, maquereaux ou harengs ; une poignée d’oléagineux par jour (noix, noisettes, amandes, noix de cajou, noix du Brésil)…

La gestion du stress

On sait aujourd’hui que le stress est un facteur de mauvaise santé et qu’il provoque même des maladies : cardiovasculaires, troubles hormonaux, surpoids, hypertension, cholestérol, fatigue intense …

Le stress est normalement un mécanisme de défense, qui est prévu pour nous programmer à éviter un danger immédiat, une menace, comme pouvaient le vivre nos ancêtres de la préhistoire. Malheureusement, dans notre vie occidentale actuelle, nous sommes en état d’alerte permanent. Charge mentale, surexposition aux écrans, multitâches, longues heures de travail, emails qui s’enchainent … Cela a pour conséquence l’augmentation du cortisol, qui est une hormone fabriquée par les glandes surrénales. La nature est bien faite car le cortisol nous aide à gérer cette phase de menace. Il va nous aider à transformer nos graisses en sucre pour un maximum de réactivité. C’est grâce à ce mécanisme qu’on est capable de courir si on est poursuivis par un ours par exemple (j’aime beaucoup cette image peu probable mais parlante). Après la course, notre corps est prévu pour faire redescendre la pression et revenir à un fonctionnement normal ; le problème est qu’actuellement, nous sommes dans cet état de façon perpétuelle, sans jamais redescendre.

Et malheureusement, notre cerveau même très évolué ne fait pas la différence entre les sources de stress. Pour lui il n’y a pas de différence entre être poursuivi par un ours ou la prochaine réunion avec votre patron. Ce qui a pour conséquence d’affecter considérablement notre corps.

En quoi le stress impacte la fertilité ? il peut déséquilibrer nos hormones, déséquilibrer nos cycles, il est également responsable d’une ovulation de mauvaise qualité, voire d’une absence d’ovulation. Il peut aussi diminuer la qualité de la glaire cervicale (qui sert à favoriser le transport des spermatozoïdes dans l’utérus) ou ne pas épaissir suffisamment l’endomètre pour qu’un embryon s’y loge. Il peut rendre notre corps plus sensible avec un système immunitaire plus faible, donc notre corps n’aura pas envie de se battre pour accueillir un embryon. Chez l’homme il peut diminuer la qualité spermatique (en termes de mobilité, de viabilité ou de nombre des spermatozoïdes).

Les solutions pour agir sur le stress sont multiples, il m’est difficile de donner des réponses valables pour chaque personne. Quelques pistes qui peuvent vous aider :

  • Pratiquer une activité physique régulièrement, même de courte durée, et pas forcément un marathon… De la marche 30 minutes par jour, du yoga, de l’aquagym, éviter de prendre l’ascenseur … Au quotidien ces « petites » actions se transforment en grosse différence au bout de quelques mois, 1 an, plusieurs années.
  • Passer du temps en nature le plus possible aide à faire baisser le taux de cortisol, à nous apaiser
  • Pratiquer la méditation ou la cohérence cardiaque
  • Essayer de déléguer ce qui est moins important ou urgent dans votre quotidien
  • Apprendre à dire non…c’est penser à soi, se préserver, et ne pas subir les injonctions des autres
  • Veiller à dormir suffisamment : entre 7 heures et 8 heures par nuit
  • Boire suffisamment : s’hydrater peut faire une énorme différence
  • Pratiquer une activité qui vous inspire, aller au musée, cinéma, se lancer dans un club, contribuer à une association… sont également des moments pour vous et qui vont augmenter votre bonheur et votre estime de vous (et éviter de se focaliser sur bébé qui ne vient pas)

 

Les perturbateurs endocriniens

J’en parlais dans le volet alimentation. Les perturbateurs endocriniens sont une des sources majeures de déséquilibre hormonal, c’est un véritable poison silencieux qui peut être une des causes d’infertilité. On ne s’en rend pas compte mais des minuscules quantités additionnées entre elles font un cocktail explosif, en plus de la pollution, des pesticides etc …

Heureusement aujourd’hui nous avons des outils pour nous permettre de nous aider, comme les applications diverses type Yuka. Les cosmétiques et les produits d’entretien regorgent de substances nocives pour nous. Il peut être très simple de faire le grand ménage dans sa salle de bains et ses produits ménagers, pour arriver à quelque chose de plus simple et meilleur pour notre santé !

Pour les cosmétiques, vous pouvez les fabriquer vous-mêmes, mais si vous ne vous sentez pas l’âme d’une cosmétologue en herbe, vous pouvez choisir des produits simples et naturels : les huiles végétales sont extrêmement nombreuses et ont donc des propriétés très diverses, comme l’hydratation, le soin des peaux sensibles, atopiques ou grasses … Vous avez le choix ! huiles de noisette, d’abricot, d’amande douce, d’onagre, de millepertuis, d’argan … L’avantage de ces huiles est qu’elles vous serviront aussi de base pour utiliser vos huiles essentielles en massage par exemple en cas de troubles digestifs, douleurs menstruelles et pleins d’autres choses encore !

Ensuite, est-ce bien utile de mettre 4 ou 5 crèmes différentes sur le visage par exemple ? a-t-on vraiment besoin de mettre ceci pour les cernes, cela pour les joues et encore autre chose pour le cou, puis ensuite pour les pieds et encore une autre pour les jambes ?? sérieusement ? savez-vous qu’avec un seul ou deux produits maximum vous pouvez tout à fait avoir une très belle peau ?

C’est exactement la même mécanique pour les produits ménagers. Le vinaigre blanc, le savon noir, et le bicarbonate sont tout à fait suffisants pour entretenir notre maison. Sans nous faire avaler des produits chimiques nocifs pour nous.

Les perturbateurs endocriniens se logent également dans les produits plastiques, comme les boites de conservation en plastique : éviter un maximum de faire réchauffer ces boites au micro-ondes, car c’est le cocktail de perturbateurs assuré dans votre assiette. On peut comme alternative privilégier les boites de conservation en verre. C’est également valable pour les films alimentaires de conservation : mieux vaut privilégier des boites hermétiques ou des dispositifs en cire d’abeille qui vont facilement remplacer les films.

 

En quelques mots, voici les 3 pistes majeures sur lesquelles vous pouvez agir dès le désir de grossesse d’ailleurs, en prévision même quelques semaines ou mois avant l’arrêt de la contraception, pour vous préparer un maximum à une vie plus saine. L’alimentation, la gestion du stress, l’éviction des perturbateurs endocriniens : c’est entre vos mains, pas celles des médecins ou des praticiens. Vous pouvez devenir actrices et acteurs de votre fécondité, au même titre que votre bien-être.

Evidemment ces mesures générales ne dispensent pas d’un avis médical, et vous pouvez vous faire aider en consultation pour mettre en place pas à pas un programme qui sera personnalisé selon votre situation. Vous pouvez prendre rendez-vous ici : www.doctolib.fr

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